Révillon

(France)

 

Cest en 1898, à Lyon (Rhône), que Jean-Baptiste Thomas et Claudius Pelen, qui, tous deux, travaillaient pour la Chocolaterie de lUnion, le premier comme comptable,et le second, comme voyageur de commerce, créèrent leur propre fabrique de chocolatau 38 quai Claude-BernardLa chocolaterie Thomas-Pelen, productrice de la marque Révillon, figure dans les annuaires de commerce lyonnais dès 1903, à sa nouvelle adresse de lavenue Leclerc, à Gerland, où elle allait sagrandir dans le périmètre délimité par la rue Victor-Lagrange, la rue Desaugier, la rue Nadaud et le boulevard Yves-Farges. Aujourdhuice site est occupé par une autre société.

             Après la Grande Guerre, au cours de laquelle elle produisit du « chocolat de », l’entreprise continua de se développer. Ses spécialités : les tablettes, les boîtagesles papillotes et le chocolat en poudre, « préparation instantanée ». Cet essor, qui répondait à une demande croissante, se poursuivit jusqu’au début des années 1950, où, pour avoir privilégié la quantité au détriment de la qualité, la chocolaterie connut des difficultés, et ce d’autant que l’entente entre les deux familles des créateurs s’était dégradée. En 1969, elle fut reprise par un groupe privé familial français, Soparind, qui racheta également la société Favier Milliat (Roanne, Loire), spécialisée dans la confiserie de sucre et, depuis les années 1960, dans les papillotes. La réunion de Révillon et de Favier Milliat généra la Chocolaterie du Coteau en 1972, dont le siège fut établi au Coteau (Loire). C’est en 1984 qu’il fut décidé d’abandonner la confiserie de sucre, de miser sur la marque Révillon et de se consacrer aux papillotes au chocolat de qualité. En 1994, la Chocolaterie du Coteau prit le contrôle de la chocolaterie Sprengnether (Margaux, Gironde), dont les Sarments du Médoc constituent le produit phare. En 2000 naquit Révillon Chocolatier, de la fusion de la chocolaterie Patin (Roanne, Loire), spécialisée dans les dragées, et de la Chocolaterie du Coteau. Un incendie, qui, en 2001, ravagea la fabrique de dragées de Roanne, amena, l’année suivante, l’abandon de la production de dragées et la mise en place dune plate-forme logistique très moderne. En 2003, le site de Margaux fut rattaché directement au Groupe ; les Sarments du Médoc devinrent les Finesses de chocolat, signées Révillon Chocolatier.

          Aujourd’hui, avec ses deux sites de la Loire (Coteau et Roanne), Révillon Chocolatier fabrique quelque 300 millions de papillotes chaque année.

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