Ibled

(France)

 

Cette chocolaterie fut créée en 1824, à Mondicourt (Pas-de-Calais), par un jeune diplômé en pharmacologie, Christophe Ibled, qui, dans son atelier des bords de la Kilienne, entreprit d’élaborer de savants mélanges. Son succès fut rapide et franchit même les frontières, à telle enseigne que la chocolaterie ouvrit, en 1852, un bureau à Paris (4 rue du Temple), puis se dota d’une usine à Cologne, laquelle ne devait pas survivre aux événements de 1870. En 1878, Henry Ibled succéda à son père. L’« atelier » se transforma en une usine, équipée de machines performantes, et la production ne cessa de croître. « La grande réputation dont jouit le Chocolat IBLED est due à sa qualité remarquable et aux soins minutieux et incessants apportés à sa fabrication. Éviter les contrefaçons. », conseillait sa publicité. Au début du xxesiècle, la firme occupait plus de 20 000 m2et fabriquait quotidiennement plusieurs tonnes de chocolat. Reprise en 1905 par Pierre Ibled, elle déplaça son activité à Lisieux pendant la Grande Guerre — son chocolat remonta le moral des troupes. Henry Ibled avait mis en place une entreprise moderne fondée sur une véritable stratégie de communication. Ainsi en 1935 naquit Chocorêve, marque qui se substitua désormais à la marque Ibled. À cette même époque, l’entreprise lança ses célèbres bonbons de chocolat à la crème, réunis en rouleaux, présentés sur des distributeurs.

Après la Seconde Guerre Mondiale, la chocolaterie connut une phase d’expansion, et, en 1959, acquit la chocolaterie Cardon-Duverger (voir ce nom). Cette fusion lui permit d’accroître sa production et son aire d’influence. Ses produits se diversifièrent : chocolat à croquer, chocolat en poudre, flocons d’avoine, etc. « Des amandes, des noisettes, du chocolat fin… et un tour de main plus que centenaire donnent aux pralinés Chocorêve un exquis velouté qui séduira tous ceux à qui vous les offrirez. », ainsi allait la publicité des chocolats Chocorêve dans les années 1950. En 1953, le dessinateur Roll conçut l’emblème deChocorêve, un petit noir en salopette bleue. Souhaitant se développer à l’échelle internationale, l’entreprise fit appel à des investisseurs, et, en 1974, ouvrit son capital au groupe anglais Rowntree-Mackintosh, qui s’assura une participation majoritaire*. Mais, en dépit de cela, elle dut cesser son activité en 1977.

 

* Cette firme anglaise possédait alors une unité de production à Cambrai, la marque Menier à Noisiel et la marque Lanvin à Dijon.

La publicité

 

1968, coll. A.P.-R.

Tirelire en tôle lithographiée, illustrée d'un couple de cueilleurs de cabosses et d'une vue de l'usine, ca 1900. H : 9 cm.

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