Chocolat des Princes

(France)

 

Un certain B. Touron créaune chocolaterie en 1897 à Saint-Étienne (Loire), au 23 rue de la République. Il en mécanisa la fabrication en 1925, en transférant son usine rue des Arts. La maison allait être reprise, en 1930, par la famille Pertinant, puis, en 1965, par un marchand de primeurs originaire des Baléares, Antoine Calafell, qui n’était autre que le gendre du fondateur du Chocolat Forézien* et qui travaillait alors avec son beau-père. Des deux appellations passées sous son contrôle, le nouveau chocolatier ne garda que le Chocolat des Princes (à Saint-Priest) dont il développa la gamme. Celle-ci couvrait chocolats fourrés, « fantaisies au lait », « variétés en chocolat de luxe et à croquer », dragées et nougat, ainsi que des « spécialités de chocolats pour écoliers », comme L’ÉléganteLa Torsade et La Gaufrette. Après la mort de Calafell, la chocolaterie fut reprise en 1999 par Alain Duvert, neveu de Paul Bocuse et cousin du chocolatier lyonnais Bernachon ; fabrication et siège social furent transférés à La Tour en Jarez. Rachetée en 2011 par Marc Mandel, qui entreprit d'élargir sa promotion hors des frontières régionales, cette marque vise aujourd’hui surtout la clientèle des comités d’entreprise.

               Son produit phare demeure les grêlons du Pilat, qui constituent plus de 25 % de sa production : « C’est Monsieur Calafell qui a eu cette idée à la suite d’un violent orage de grêle. Pour consoler les chalands ; il a voulu un chocolat dont la forme et la fonte en bouche rappellent le grêlon. Le résultat ? Un chocolat original, tout rond, tout blanc, garni d’une ganache alcoolisée pour suggérer la sensation de froid. », explique Marie Dubosc**. Parmi ses autres articles traditionnels : le Malakoff, tel que le conçut la maison Pupier, les bâtons-crème et les croquettes. D’autres spécialités virent le jour : en 2003, le chocolat à la liqueur de Verveine du Velay ; en 2009, l’Anthracite,chocolat de forme irrégulière évoquant un éclat de minerai et constitué de pâte de sésame enrobée de chocolat noir, puis roulée dans du cacao en poudre — le boîtage s’inspire du chevalement du puits Couriot de Saint-Étienne — ; en 2012, le bâton caramel, caramel fondant au beurre salé enrobé de chocolat noir ou de chocolat au lait.

 

* Chocolaterie stéphanoise créée en 1920, rue Buisson, par un dénommé Pialat, pâtissier de son métier. Elle fut transférée en 1933 à Saint-Priest.

 

** Eugène Weiss Le Chocolat depuis 1882, 2002.

La publicité

 

D’élégantes publicités mettant en scène de nobles dames gourmandes et de galants seigneurs vantaient à la fois ses articles et son choix de boîtes, coffrets, etc. La plupart des boîtages actuels restent fidèles à la thématique des premiers temps de la marque.

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