Pupier
(France)
Cette chocolaterie fut créée en 1860 à Saint-Étienne (Loire), par Jean-Louis Pupier et initialement baptisée Chocolaterie spéciale du Commerce. Son usine à vapeur se trouvait rue du Bas-Vernay. Lorsqu’elle ne suffit plus à répondre à la demande, une autre usine fut ouverte au 30 rue Désiré Claude. Le magasin de la Place du Peuple proposait un bel assortiment de chocolats, parmi lesquels les Malakoffs, lancés en 1882 en hommage aux vainqueurs de la guerre de Crimée — le général Mac Mahon remporta la bataille de Malakoff le 7 septembre 1855. « Jamais victoire ne serait si longtemps dégustée », allait écrire Serge Granjon (Saint-Étienne sous la IIIe République). Passée entre les mains de Joseph Pupier, fils de son créateur, l’entreprise visa dès lors le marché national. À cette fin, une usine modèle fut construite, rue des Passementiers. Achevée en 1914, elle fut transformée en hôpital militaire pendant la Grande Guerre. À la mort de Joseph (1919), la chocolaterie fut reprise par ses fils, Adrien et Marcel, et connut un important essor. Deuxième entreprise chocolatière française derrière Menier dans les années 1930, sa production quotidienne dépassait 30 tonnes. «La première fabrique française de chocolats fins» revendiquait une « qualité nettement supérieure » : « Ses chocolats au lait, à la noisette, ses fondants, tous longuement conchés, ont une finesse, un velouté qui, alliés à un goût exquis, en font le dessert préféré des gourmets », comme l’indiquait sa publicité.
Toutefois, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les deux frères furent mis en cause pour leur comportement pendant le conflit, et la firme en pâtit. En 1958, celle-ci passa sous le contrôle de Jacquemaire (Villefranche), société qui devait être absorbée par le groupe BSN — la production de Pupier fut alors confiée à la Chocolaterie de l’Union. La situation demeura fragile, et la chocolaterie Pupier ne retrouva quelque stabilité que lorsqu’elle fut reprise par le groupe Cantalou, en 1981. C’est aujourd’hui la marque « Gourmet » du groupe ; elle propose aux artisans une large gamme de produits « pur beurre de cacao » (couverture, moulages, etc.).


L' usine e la rue des Passementiers, mise à disposition de la Croix-Rouge pour y soigner les blessés de la Grande Guerre.
L’emblème de la marque
En 1925, la firme se donna pour emblème un Pierrot tout de rouge vêtu, conçu par le graphiste Jean d’Ylen. Celui-ci figurait sur les produits de la marque (Le Brabant« pour croquer », notamment). Affiches, plaques émaillées, thermomètre émaillé (1931) et buvards reprirent le personnage de d’Ylen.

La publicité

Marcellin Auzolle, 1923.
Les chromos et images






Autres supports

Plaque publicitaire émaillée bombée.


Buvard
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Commentaires
J'ai habité jusqu'en 1965 rue des Passementiers en face de l'usine. Certains jours, j'appréciais la bonne odeur de chocolat qui embaumait le quartier . Je ne me souviens plus de la date exacte de la fin de l'activité .
Une famille PUPIER, négociant à Lyon fin 18ème, dont le fils Pierre Zénion était docteur en médecine à Paris, ont possédé le château de Grammont dans l'Ain vers 1890/1900.
Souvenir de ma jeunesse chez mes grands parents.
Nous passions de temps en temps devant une fabrique de chocolat.
Mme et M. François avait une propriété à Vasset près de Crouy sur Ourcq On les disait de la famille Pupier et actionnaire de l'entreprise?