Chocolaterie de l'Union

(France)

 

Cette ancienne chocolaterie fut fondée à Lyon (Rhône) en 1871. Elle succéda à la maison Ozereau et Janoray. De 1883 à 1887, son usine se trouvait au 7 rue du Gazomètre, et son magasin, au 31 rue Victor-Hugo. En 1895, l’usine fut transférée rue Vierge Blanche (auj. 20-28 rue Victorien-Sardou pour la façade nord). En 1900, la firme adopta l’adresse de la façade sud du site, soit 217 Grande-rue-de-la-Guillotière. C’est à cette époque qu’elle changea de raison sociale : « L. Janoray successeurs, chocolat et cacao de l’Union ». En 1929, messieurs Janoray et Amblard déposèrent une demande de permis de construire pour habitation au 18 rue Victorien-Sardou. Sans doute ce projet, confié aux architectes Ruff et Ollivier, concernait-il un immeuble de logements pour la chocolaterie. La Chocolaterie de l’Union devait être absorbée par le groupe Unichoc. Aujourd’hui, son site est occupé par un complexe sportif.

                    Parmi les produits de cette firme : le Cacao Solubilisé Supérieur, les tablettes (Nelta Fondant, notamment), les bâtons crème, et Hemoscao, « le déjeuner idéal du matin, le goûter délicieux de l’après-midi ».

La publicité

 

Son symbole : un aigle. Sa devise : « L’aigle est l’emblème de la supériorité ». La chocolaterie de l’Union édita diverses chromos et images publicitaires, dont, en 1935, une série de 84 sujets (10,5 x 6,5 cm) consacrée aux instruments de musique de tous pays. Elle offrit aussi une série de petites photos consacrées à des personnalités de l'époque : Pasteur dans son bureau, entouré de ses collaborateurs ; l'acteur Flambeau dans L'Aiglon ; la chanteuse lyrique Mme Adini dans La Walkyrie ; etc. Dans les années 1954-1956, deux séries de vignettes (7 x 5 cm) furent réunies dans les albums Les Belles Images de Véronique et Jean-Paul. Les thèmes les plus variés y étaient abordés, de la fabrication du chocolat aux grandes inventions, des moyens de locomotion aux vedettes du cinéma, des fonds océaniques à l’habitat dans le monde, etc. En 1960, un jeu des Sept Familles, dont on trouvait les cartes (11 x 6 cm) dans les produits de la marque, déclina les divers modèles automobiles de l’époque.

                    Les protège-cahier Chocolat de l’Union firent la joie de bien des écoliers.

Firmin Bouisset, 1896, Vercasson, Paris.

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