Escoffier

(France)

 

Cette ancienne chocolaterie fut créée en 1770 à La Fouillouse, à proximité de Saint-Étienne (Loire) et, après la mort  de son fondateur, Claude Berhéas (1725-1780), elle fut reprise par son gendre, Jean-Baptiste Escoffier (1763-1847). En 1819, l'usine hydraulique, établie au moulin de Saint Paul et alimentée par un bief du Furan, fut équipée d’une machine à vapeur. C'est Augustin Escoffier (1804-1873), un des nombreux enfants de Jean-Baptiste, d'abord cafetier, qui prit ensuite les rênes de l'entreprise et qui agrandit l'usine — en 1846, il acquit des bâtiments à cette fin. Dans la boutique sise au 29 Place du Peuple, étaient commercialisés « chocolats extra-fins, bonbons à la crème et pralinés », cacao en poudre, « Racahout des Arabes », etc. Tous produits qui allaient lui valoir plusieurs médailles lors de grandes expositions de la seconde moitié du XIXsiècle — par exemple, le Grand prix lors de l’Exposition de Saint-Étienne en 1891.

En 1870, le fils d'Augustin, Denis Escoffier (1842-1899), mariée à Claudia Michalon (1851-1901), prit la direction de l’affaire, qu’il fut le dernier de la dynastie à gérer, jusqu'à sa mort, car le couple n'eut pas d'enfants. Il contribua au développement de l'entreprise et laissa son empreinte dans l’histoire de Saint-Étienne par de nombreux legs à la ville et aux employés de la chocolaterie. Celle-ci fut reprise en 1904 par Émile Berthéas, l’époux d’une des nièces de Clauia Michalon-Escoffier, avant d’être plus tard cédée à famille Coquard. Après 1918, elle passa aux mains de Louis Granetias (1866-1937), commerçant (les Docks Foréziens), et fut rebaptisée Granetias. Le magasin principal Granetias et Cie se trouvait alors au 19 rue de Lyon. Parmi ses produits phares : le chocolat Granetias « savoureux - nourrissant », l’extra fondant Venetia noisette, etc. Toutefois, l’entreprise devait disparaître dans les années 1960.

 

 […] il faudrait se mettre en route les premiers jours de juin ou de septembre, pour éviter les grandes chaleurs, prendre quelques précautions, se munir d'un parapluie, de deux couvertures, une pour moi, une pour mon âne ; je mettrai aussi dans la caisse de la voiture quelques provisions : un flacon de chartreuse, un peu de chocolat Escoffier, du café …

Annales de la Société d’Agriculture […] du département de la Loire, 1883

L’image du chocolat Stéphana (Chocolaterie L. Granetias & Cie)

met en évidence le caractère industrieux et minier de Saint-Étienne.

Carton publicitaire, ca 1930.

La publicité

 

Une affiche réalisée par L. Coulet vers 1900 (99 x 137 cm, Poméon, Saint-Chamond) montre une fillette au parapluie rouge ouvert et portant à chaque bras un panier contenant des articles « Chocolat Escoffier ». En 1920, une fillette, dont on ne voit que le buste de profil, souffle dans un ballon en l’honneur du « Cacao Escoffier Fabricant de chocolat ». 

Affiche de L. Coulet.

Panonceau lithographié,  Firmin Bouisset (1859-1925),

imp P. Vercasson, 30,4 x 40,3 cm.

Les chromos

 

Cette chocolaterie a aussi édité de fort jolies chromos autour de la consommation du chocolat, à boire ou à croquer. 

 

Le lion amoureux.

La cigale et la fourmi.

La  poule aux œufs d'or.

Le berger et la mer.

Le savetier et le financier.

Le villageois et le serpent.

La laitière et le pot au lait.

Autres supports

 

Plaque émaillée.

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Commentaires

Bureau
il y a un an

Bonjour. Vous présentez J.B. Escoffier comme fondateur en 1770. Or sur noms.rues.st.etienne il est précisé que c'est Claude Berthéas le fondateur dont la fille s'était mariée avec Escoffier qui reprit l'affaire.

Merci pour votre intervention ! C'est, en effet, une erreur qu'on trouve dans nombre d'ouvrages. Claude Etienne Berthéas (1725-1790), Commissaire aux mines à Saint-Etienne, fonda la chocolaterie en 1770. Il fut exécuté par les Révolutionnaires en 1790. En 1788, sa fille Louise (1768-1827) épousa Jean-Baptiste Philibert Escoffier (1763-1847), cafetier et limonadier. Lequel « hérita » de la chocolaterie. Merci encore.